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Fabien Venturi


Fabien Venturi (1979) se destinait à une carrière de médecin, mais ses questionnements l’entrainent vers une carrière artistique. A Bruxelles, en autodidacte, il privilégie le geste pur et l’élan vital de poser le pinceau à la manière de l’écriture automatique. Cependant que progressivement ce pinceau se fait plus réfléchi et que les couches se superposent pour laisser entrevoir la présence de traits, de réseaux ou qu’ils suggèrent des silhouettes. Venturi travaille la couleur comme une matière à part entière puis s’empare du couteau et de la spatule, pour obtenir des effets d’atmosphères et de plans qui se dévoilent en se superposant.

Installé à Paris depuis 2021, il fréquente l’atelier collectif à Malakoff. Sa pratique va de la peinture abstraite de petit ou grand format à la sculpture et photographie. fabienventuri.com

Mes toiles sont sans objet, mais comme tout objet, ils sont l’objet d’eux-mêmes. Je place l’acte de peindre au même rang que celui d’exister. La couleur s’impose d’elle-même, il n’est pas question de choix mais de recherche et de sujétion de la main à la matière. Comme si entre elles s’opéraient un dialogue auquel je n’étais pas toujours convié. Le témoignage de ce discours-là, incompréhensible à l’œil qui ne sent pas, s’inscrit dans la trame que laisse la tonalité élective sur la toile. Mais il n’est pas impossible que l’on trouve dans mes toiles la trace du rien. Ce rien ne s’oppose pas au tout, bien au contraire, il en définit son essence.